Abitur 2008

Rede zur Verleihung des Appolinaire-Preises 2008 der Robert Bosch Stiftung in Zusammenarbeit mit der Literarischen Gesellschaft in Karlsruhe (Scheffelbund)

Mesdames et messieurs, chers parents, chers professeurs, chers co-bacheliers !

Je me réjouis beaucoup d'avoir reçu le prix Apollinaire et je remercie surtout mon professeur de français, M. Nisius de m'avoir estimée digne d'obtenir ce prix et de m'avoir choisie.

Je vous promets d'être brève pour que nous ne manquions aucun des buts dans le match de football ce soir - et je me lance tout de suite dans le sujet le plus actuel ces jours-ci - le Championnat d'Europe de football.

Vous êtes peut-être étonnés pourquoi - entre autres - je mentionne ce Championnat dans mon discours. La raison en est que dans les grandes manifestations, en particulier les manifestations sportives comme le Championnat d'Europe, on ne s'occupe pas uniquement de sport. Ces évènements réunissent également beaucoup de gens de nations et cultures différentes.

Pendant ces évènements sportifs, on entend des langues différentes dans les rues en Allemagne, en France, ou en Autriche et qu'on ne comprend pas toujours. Mais on sait très bien que, pour les êtres humains, la capacité de parler une langue est le moyen le plus important de communication et de compréhension réciproque.

Il y a aussi plusieurs, voire beaucoup, parmi nous, les bacheliers, qui, très bientôt, vont faire l'expérience que la connaissance de langues est un trésor très précieux.

A l'époque de la mondialisation, des sociétés multiculturelles et de la coopération internationale renforcée, c'est la connaissance de langues qui devient de plus en plus importante et qui est déjà une nécessité dans beaucoup de domaines de la vie.

A part l'anglais comme langue universelle, ou l'espagnol comme langue d'une importance croissante dans l'économie, il ne faut pas négliger les langues comme le français ou l'italien.

La France est notre pays voisin et notre partenaire commercial le plus important. La France et l'Allemagne forment le noyau de l'Union Européenne. Malgré des périodes difficiles, nos deux peuples, depuis les années cinquante du siècle dernier, et grâce au président Charles de Gaulle et au chancelier Konrad Adenauer, sont devenus de vrais amis, dont témoignent tant de jumelages de villes françaises et allemandes qui organisent avec des échanges réguliers.

Même si l'on entend des voix qui prétendent que dans l'amitié franco-allemande il s'agit plutôt d'un " mariage de raison ", j'ai, par contre, l'impression qu'il existe surtout ce qu'on pourrait appeler " un mariage d'amour ".

C'est pourquoi les contacts entre les Français et les Allemands, tout comme la connaissance des deux langues, le français et l'allemand, doivent être soignés.

De nombreux bacheliers, présents ici dans la salle, ont décidés de partir à l'étranger pour quelques mois ou même pour toute une année. Quand on va à l'étranger, il est normal qu'au début on se sente comme dans la foule d'une grande ville réunie pour un visionnement public - le " public viewing " comme nous l'appelons - et il faut faire face aux problèmes de communication. Mais après peu de temps, on reconnaîtra certainement l'avantage et l'enrichissement offerts par une langue étrangère.

Donc, la connaissance des langues est une partie de la formation scolaire dont nous pouvons certainement profiter et qui est probablement plus importante pour notre avenir que le théorème de Pythagore. Chers professeurs de mathématiques, ne m'en voulez pas, s'il vous plaît.

Finalement, je souhaite beaucoup d'expériences positives à ceux qui vont aller à l'étranger et beaucoup de succès en ce qui concerne la communication. Mais je souhaite également beaucoup de bonheur et de succès à tout ceux qui ont choisi un autre programme pour leur avenir.

Je vous remercie de m'avoir si patiemment écoutée.

Margarete Walach Prix Apollinaire 2008